Mot du Recteur

Depuis le 13 mai 1986, tous ceux qui viennent à Nsimalen reçoivent une élection spéciale à travers le téléphone marial qui émet des appels spirituels auxquels personne ne peut résister. En effet, la Vierge Marie, dans sa posture de première chrétienne, nous convie sans cesse par ses appels à partager son privilège.

C’est vrai, autant l’irruption de Dieu dans la vie de Marie fait frémir, autant l’irruption de Dieu dans chacune de nos vies fait frémir. Mais l’Ange du Seigneur nous rassure en nous rappelant que l’Esprit Saint est là, avec ses dons, chaque fois que nous sommes dans l’épreuve : « Sois sans crainte, tu as trouvé grâce auprès de Dieu… Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ». (Lc 1, 30 - 35).

En toute circonstance de notre vie, particulièrement lors de nos pèlerinages à Nsimalen, la réponse de Marie doit être la nôtre : « Qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38). C’est l’attente du Seigneur pour chacun d’entre nous, un Dieu qui nous demande une réponse. Il vous demande ce oui au quotidien de votre vie. Il nous demande ce oui comme il l’a demandé à la Vierge Marie. Vous ne connaissez pas le cœur de ce que le Seigneur va vous dévoiler : ce qu’il va vous donner de vivre comme joies, comme dynamisme, mais aussi comme pesanteurs, conflits ou incompréhensions ou encore persécutions... C’est une aventure d’amoureux du Christ !

Cette belle aventure nécessite d’être scellée dans un oui quotidien et permanent.

Le sanctuaire Marie Reine de la paix et de la miséricorde, au profit de tous les pèlerins, a déjà dit son oui en adoptant cette réponse de Marie comme devise. Elle porte tous nos oui à Jésus. Mais il reste que chaque pèlerin à chaque passage à Nsimalen et après chaque passage, dans son milieu de vie, continue à donner personnellement cette réponse. La mise en exergue de Marie à Nsimalen nous invite dès lors à remarquer sa présence illuminatrice et singulière comme conseillère, obéissante, priante, médiatrice, charitable, servante…

A ce moment, nous comprenons que notre désorientation commence lorsque Marie cesse d’être notre boussole, notre modèle. Je suis convaincu que si nous développons une dévotion mariale sincère, assidue et profonde, il n’y aurait plus de misère dans nos vies et nos familles !

Le Rosaire dans nos vies est donc à prendre comme un instrument spirituel puisqu’il nous rappelle et nous introduit dans les mystères de la vie du Christ. Avec cet appel et cette exhortation de Marie, elle devient par le fait même, l’Arme fatale du Christ contre l’Adversaire, le Mâlin, l’Ennemi.

 Dans l’Esprit Saint, il y a une communion parfaite entre Jésus et Marie. Elle est donc pleine de grâce. A ce titre, notre rencontre avec Marie à Nsimalen en ces jours et dans l’avenir, est un moment d’hospitalité des grâces qu’elle nous obtient du Christ, pour relever nos vies, hériter du ciel, exprimer une joie-félicité, accroître notre capital sagesse et professer notre foi authentiquement !